UN MONDE D'AVANCE- SECTION LEON BLUM

13 octobre 2008

UN MONDE D'AVANCE - SECTION LEON BLUM : NOUVEAU BLOG

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Un monde d'avance - Section Léon Blum

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07 octobre 2008

REMI LEFEBVRE : "LA LIGNE SOCIALE-DEMOCRATE NE FONCTIONNE PLUS"

Alors que les présidents des groupes parlementaires socialistes et sociaux-démocrates de l'Union européenne se réunissaient, lundi et mardi à l'Assemblée nationale, Rémi Lefebvre, Professeur de Science politique à l'Université de Lille et de Reims, spécialiste du PS, revient sur la crise généralisée de ce modèle.

Le PS ne serait-il plus le seul parti social-démocrate européen à connaître les affres de la crise interne ?

Ce qu'on voit au Labour, avec l'affaiblissement de Gordon Brown et les féroces luttes internes qui en découlent, ou encore au SPD, qui déjà changé trois fois de président depuis 2005, montre que le PS n'a pas le monopole de la compétition interne ! Et il faut relativiser: le déclin du PS, qui n'a jamais été un parti de masse, est moins flagrant, au niveau de l'organisation, que celui du SPD, un parti extrêmement puissant et organisé, lié au syndicats et au monde ourier, qui a perdu en dix ans un tiers de ses adhérents.

Est-ce la même crise qui frappe tous les partis européens qui se revendiquent de la social-démocratie ?

On peut d'abord se demander si la social-démocratie existe! Est-ce que ça a du sens de comparer des organisations aussi différentes que le Labour, le PSOE, le SPD ou le PS français ? Surtout avec des règles du jeu électoral tout à fait différentes, notamment en Angleterre, avec son mode de scrutin à un tour. Reste que tous ces partis appartiennent tout de même à la même famille politique. Et qu'ils sont tous confrontés à des évolutions économiques et sociétales similaires, le libéralisme, la mondialisation ou l'individualisme, qui déstabilisent ce modèle.

Avec 13 défaites aux 15 dernières élections en Europe, on peut tout de même parler de crise électorale quasi-généralisée...

La crise de performance électorale est une manifestation de la crise du modèle social-démocrate, mais ses raisons sont plus profondes. C'est aussi une crise organisationnelle, avec le déclin des partis de masse qui irriguaient la société, une crise idéologique et programmatique, une crise stratégique, aussi, avec une montée des gauches radicales. C'est enfin une crise sociologique: la social-démocratie n'a pas redéfini sa base électorale, alors même qu'elle est confrontée à une droite qui brouille la sociologie électorale.

D'où la recherche de nouvelles alliances ?

Il faut rapporter la question des alliances à celle des cibles électorales. Partout en Europe, la social-démocratie a perdu ses bases populaires. En France, en Suède, en Italie, celles-ci se droitisent, séduites par les nouvelles synthèses idéologiques apparues du côté de la droite qui, elle, a fait son aggiornamento. Les conservateurs ont fait évoluer leur patrimoine idéologique, conciliant individualisme et compassion, libéralisme et protection, ordre et mouvement. Sarkozy ou Berlusconi, par exemple, ont fait voter ensemble la clientèle traditionnelle de la droite et les ouvriers. Les partis sociaux-démocrates, eux, ont fait le deuil des catégories populaires. Elles cherchent des réserves électorales au centre.

Le débat sur l'alliance avec le centre, ici le Modem, est-il aussi vif dans les autres formations sociales-démocrates ?

Cela dépend du système politique. En Angleterre, il n 'y a pas d'équivalent fonctionnel de Besancenot ou de Die Linke. Dans un système plus représentatif, où une dose de proportionnelle permet aux mouvements de taille plus modeste d'être représentés, cela se pose avec davantage d'acuité. On ne peut comprendre la tentation du centre sans expliquer que les partis sociaux-démocrates ont non seulement perdu les catégories populaires, mais également renoncé à les reconquérir. On peut citer à cet égard le cas italien, où l'on en vient à douter du fait que le Parti démocratique soit de gauche, puisque son leader lui-même prône le dépassement du clivage droite-gauche afin de rogner des électeurs non alignés.

Le PS, du point de vue idéologique, est-il au diapason de ses homologues européens ?

Le paradoxe idéologique, c'est qu'il y a une tentation de plus en plus forte, dans le débat interne du PS, d'alignement sur les standards de la social-démocratie européenne. Une partie des socialistes phantasme sur une ligne qui, pourtant, ne fonctionne plus ailleurs! Mais on constate que dans les autres pays, il n'y a pas de réflexion sur la crise de la social-démocratie. La démarche de la Troisième voie, cheval de bataille de Blair et de Schröder à la fin des années 1990, demeure encore la doxa, la ligne politique dominante dans les partis sociaux-démocrates d'Europe.

Dans ce contexte, la crise financière ne peut-elle favoriser l'aggorniamento social-démocrate ?

La crise ouvre une fenêtre d'opportunité très forte à la régulation, à la réhabilitation de l'intervention politique et des services publics. Mais on a l'impression que la sociale-démocratie est décalée par rapport à une crise qu'elle même n'a pas anticipé, alors que ce contexte est évidemement porteur pour elle. Pas sûr qu'elle puissse capitaliser là dessus. Au-fond, c'est très révélateur d'une sociale-démocratie peu réactive, qui a désinvesti la question de l'idéologie. La bataille des valeurs est aujourd'hui davantage portée par la droite que par la gauche.

Tous ces partis ont-ils également abandonné le terrain des idées ?

Le PS, beaucoup plus que ses homologues, a perdu du terrain sur le plan intellectuel. Parce que le parti est plus faible, en termes d'organisation, parce que ses élites se considèrent elles-mêmes comme des intellectuels, et parce qu'elles ont tendance à instrumentaliser les intellectuels, ce qui agrandit le fossé entre eux. Les fondations anglaises proches du Labour et du SPD sont beaucoup plus actives que celles qui gravitent autour du PS. Il n'est qu'à regarder les budgets. A l'arrivée, l'érosion de la relation entre le PS les intellectuels est plus forte qu'ailleurs.

La vie en rose, blog de David Revault d'Allonnes, journaliste à Libération.Rémi Lefebvre est Professeur de science politique à l'Université de Reims et chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (CERAPS-CNRS) à Lille. 

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01 octobre 2008

UN MONDE D'AVANCE : UNE ORIENTATION A GAUCHE, UNE CHANGEMENT REEL

PS_NPS_75_MA_LOGOLe monde se métamorphose : le néo-libéralisme plonge la planète toute entière dans la crise. Un monde s’éteint et le neuf hésite encore à naitre. Notre congrès se déroule dans ce clair obscur, cet intervalle entre deux cycles dont peuvent émerger le meilleur, un monde régulé et plus juste, ou le pire, le nationalisme ou la renaissance d’un capitalisme financiarisé.

Le contexte international n'est pas étranger à la détérioration de la situation en France. Mais la droite en porte la responsabilité principale. La politique de Nicolas Sarkozy a affaibli toutes les fondations du pays. Cette politique fait système et rien n’est plus absurde que de vouloir y répondre au coup par coup, sans stratégie ni projet clairs.

Notre parti n'a pas la faveur des Français qui jugent notre action timorée et souvent illisible. Il n’est seul. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de la défaillance du projet social démocrate ? Cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable ! Ce qui est essentiel pour un parti, ce qui entraîne l'adhésion ou motive la critique, c'est son orientation politique. Nous devons retrouver un temps d'avance. Trois tâches immédiates s’imposent aux socialistes.

S’opposer

Nous devons nous opposer sans donner le sentiment d'avoir toujours besoin de nous justifier d’être de gauche et de notre rejet de la politique de la droite. Car au regard de la politique de Nicolas Sarkozy, la fois réactionnaire et anachronique, cela n’a presque jamais été aussi simple d’être de gauche.. Mais pour cela, il faut dire clairement que le vieux système libéral est en bout de course. Or, nous avons manqué de pugnacité et de clarté dans notre combat contre la droite. Reims doit ouvrir le cycle d’une gauche décomplexée.

Proposer

Notre motion propose de clarifier notre ligne politique, en tranchant ce que nous voulons, mais aussi ce que nous refusons, sur 9 points : Sortir du libre échange généralisé, répondre à l'urgence écologique, redistribuer les richesses, affirmer le retour de la puissance publique, changer le cours de la construction européenne, aller à la reconquête de la démocratie, promouvoir une société de progression des droits et libertés, aller vers une société d'émancipation plutôt qu'une société d'ordre, définir une politique étrangère progressiste.

Rassembler

Le congrès de Reims sera utile s’il permet de clarifier les orientations stratégiques de notre Parti. Les ambiguïtés sont en effet loin d’être levées. Nous revendiquons une stratégie claire de refus d’alliance avec le centre. Nous proposons d’engager une démarche politique et programmatique pour l’émergence d'un "Parti de Gauche".


Signer et voter pour la motion Un monde d’avance c’est :

  • Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu'elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le PS doit donc s'affirmer à gauche. 

  • Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du PS dont sont issues les 3 autres principales motions.

  • Faire le choix du renouveau et de la rénovation : le PS a besoin d’un nouveau souffle, d’un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.

C’est ainsi offrir aux Français les raisons d'espérer  qu'ils attendent de nous. C'est donner à la Gauche les meilleures chances de gagner en 2012.

Le 6 novembre, saisissons la chance qui nous est donnée d’affirmer notre volonté de voir notre parti changer. Ensemble, prenons un monde d’avance, reconstruisons l’espoir.


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25 septembre 2008

MOTION CONDUITE PAR BENOIT HAMON : UN MONDE D'AVANCE

LOGOLa crise financière internationale que nous vivons marque la fin d’une époque. Ce qui arrive est plein d’inconnues et de dangers mais pour la gauche plein d’espoir. Cela fait trente ans que l’on nous assurait qu’il n’y avait pas d’autres voies que la marchandisation de tous les rapports humains, trente ans que ceux qui contestaient que la loi de la jungle soit la plus efficace pour construire un monde vivable étaient qualifiés d’ "archaïques" ou d’utopistes.

Toute cette rhétorique libérale s’effondre devant les soutiens à outrance que les autorités publiques se sentent obligées de prodiguer à un système financier à la dérive ; devant la crise énergétique qui ne fait que commencer ; devant une crise alimentaire qui rend obsolète le système agricole mondial ; devant les graves problèmes écologiques qui menacent notre existence même.

Le libéralisme économique n’a pas d’avenir, c’est donc que la Gauche en a un. Qui peut répondre aux nouveaux besoins de régulation et de justice ? Qui est légitime pour reconstruire un système économique respectueux du progrès social et des contraintes écologiques ? La Gauche seule.

Cela nous donne des responsabilités, d’abord en France où l’urgence est de rassembler une Gauche forte face à Sarkozy. C’est à nous qu’il appartient d’inventer le monde du post-libéralisme.

C’est en cela que ce congrès du PS peut être passionnant, c’est en cela que le rassemblement opéré autour de la démarche de Benoît Hamon est annonciateur de renouveau.

Ce que nous proposons au PS c’est de se mettre en accord avec son temps, d’en finir avec les vieilleries social-molles et les prudences qui n’ont plus de sens, d’en finir avec notre timidité maladive face à une Droite qui fait tous les jours la démonstration de son inefficacité et de son injustice, d’en finir avec des divisions de la Gauche sans justifications !

Il faut donc changer le PS et pour cela soutenir la seule orientation cohérente, le seul candidat marquant une rupture générationnelle en accord avec ce qui se passe dans tous les autres pays.

Soutenons ensemble "un monde d’avance" pour ce congrès, soutenons la candidature de Benoît Hamon comme leader d’un nouveau Parti Socialiste !

Guillaume Balas, Mandataire fédéral de la motion C "Un monde d'avance".


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19 septembre 2008

CONGRES DE REIMS : COMMUNIQUE DE PRESSE DE BENOIT HAMON

A quelques jours du dépôt des motions, une question essentielle se pose à nous : le Congrès du parti socialiste se réalisera-t-il à huis clos ou répondra-t-il aux enjeux posés par la situation nationale, européenne et internationale ? Les Français, et singulièrement les plus modestes, sont durement touchés par la politique de Nicolas Sarkozy. Les services publics sont attaqués, la croissance est en berne, la protection sociale mise à mal. L'Union Européenne est dans une impasse se réduisant à l'application stricte du pacte de stabilité. La déréglementation financière internationale et le libre-échange sans précautions plongent l'économie mondiale dans une crise grave.

Nos concitoyens ont besoin d'une gauche offensive pour s'opposer et inventive pour proposer. En France, le PS n'a plus gagné d'élection présidentielle depuis 20 ans ni de législative depuis 11 ans. Les militants sont déboussolés, voire exaspérés, car les querelles internes et le choc des ambitions l'emportent sur la nécessaire confrontation d'idées. Ils se sentent aujoud'hui abandonnés.

Loin des synthèses molles et des mécanos improbables, il faut au PS une majorité nouvelle et cohérente, qui incarne une gauche décomplexée et fière de ses valeurs. Nous devons lever un nouvel espoir et réhabiliter la volonté en politique, mettre les questions sociales au coeur de nos batailles dés maintenant.

C'est dans cet esprit que les contributions Reconquêtes (Benoît Hamon-Henri Emmanuelli), Changer (Marie-Noëlle Lienemann) et D'abord redistribuer les richesses (Gérard Filoche), se rassemblent en vue de l'élaboration d'une motion pour le congrès de Reims et appellent à les rejoindre tous ceux qui partagent leur analyse et leur volonté d'affirmer un avenir pour le PS à gauche.

Nous identifions six priorités de fond : construire un nouveau pacte européen, redistribuer les richesses, réguler le libre échange, affirmer le rôle économique de la puissance publique, promouvoir une politique étrangère de gauche, agir pour une société de progression des droits et de l'égalité. Nous proposons de construire un grand parti de la gauche, à la fois social, écologiste, laïque et populaire.

Réussir ce Congrès, c'est en ressortir avec une ligne politique assumée sur le fond, une stratégie clarifiée sur les alliances, une équipe renouvelée. C'est à notre sens la meilleure et unique façon de préparer l'avenir.

Benoît Hamon, Vendredi 19 septembre 2008.

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