UN MONDE D'AVANCE- SECTION LEON BLUM

BLOG DU NPS - UN MONDE D'AVANCE - SECTION LEON BLUM PARIS 11E

20 décembre 2007

POUVOIR D'ACHAT EN BERNE EN 2008

Ce n'est pas bon, sans être catastrophique. Telle est la tonalité de la note de conjoncture présentée, mercredi 19 décembre, par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui prévoit pour la France une croissance de 1,9 % en 2007 et un début d'année 2008 pas mauvais (+ 0,5 point au premier trimestre, + 0,4 au deuxième).

Dans un environnement assombri par la crise financière et par le ralentissement en cours aux Etats-Unis et dans la zone euro, le "choc de croissance" attendu par Nicolas Sarkozy n'a pas eu lieu, mais la France ne s'en est pas trop mal sortie en 2007.

Depuis deux à trois trimestres, en effet, l'écart de croissance avec l'Allemagne et avec les partenaires européens de la France a disparu. Les 1,9 % de croissance en 2007 sont inférieurs, mais de peu, au bas de la fourchette (2 à 2,5 %) retenue par le ministre de l'économie, Christine Lagarde. A la fin juin 2008, l'acquis de croissance pour l'année serait de 1,7 %. Pour tenir les prévisions sur lesquelles a été construit le budget 2008 (2-2,5 %), il faudrait une progression respective du PIB de 0,4 ou de 0,7 point à chacun des deux derniers trimestres. Ce n'est pas impossible si la crise financière ne s'éternise pas.

Exportations pénalisées

La consommation des ménages restera le principal moteur de la croissance. Tel que le mesure l'Insee, le pouvoir d'achat des ménages devrait connaître en 2007 une nette accélération : + 3,3 %, après +2,4 % en 2006. Cette forte hausse s'expliquerait par la progression de plus de 4 % des salaires, du fait d'une nette amélioration de l'emploi (348 000 emplois créés en 2007), mais aussi par la hausse de la prime pour l'emploi (PPE) et par les baisses d'impôt et de cotisations. En 2008, malgré les 10 milliards consacrés à la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA) et le déblocage anticipé de la participation, le pouvoir d'achat ralentirait au premier semestre à 1,2 % en rythme annuel. Le regain d'inflation, avec un pic de 2,8 % en février, y serait pour beaucoup. Les ménages puiseraient dans leur épargne, quand ils en ont, pour continuer à consommer.

La production et l'investissement des entreprises seraient moins dynamiques en 2008. Après un rebond au troisième trimestre, la production ralentirait peu à peu partout, sauf dans la construction. L'Insee évalue à 0,1 point de croissance en moins l'impact des dix jours de grève de novembre dans les transports publics. Dynamique au quatrième trimestre, l'investissement productif serait moins tonique en 2008, en raison du fléchissement de la demande et du renchérissement attendu du crédit. "Le cycle d'investissement commencé en 2003 semble avoir désormais dépassé son point haut", note d'ailleurs l'Insee pour la zone euro.

La contribution du commerce extérieur resterait négative. Le niveau de la devise européenne par rapport au dollar et à la livre sterling pèse sur les échanges extérieurs, en particulier sur les exportations manufacturières. Elles pourraient être amputées de près d'un point au quatrième trimestre et d'autant au premier semestre 2008. Quant aux importations, même freinées par une demande moins dynamique, elles progresseraient plus rapidement que les exportations. Le commerce extérieur tirerait toujours la croissance vers le bas (- 0,3 point en 2007 et en 2008), même si les pertes de marché des exportateurs français paraissent s'atténuer.

L'environnement international, toutefois, est lourd de menaces. Si les turbulences financières, comme semblent le redouter les banques centrales, se transformaient en crise systémique, et si le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis s'aggravait, la croissance française serait plus faible que prévu. La France ne pourrait pas alors tenir sa prévision, ambitieuse, de déficit public (2,3 % du PIB en 2008) et se trouverait dans une position délicate au moment d'assumer, le 1er juillet 2008, la présidence de l'Union européenne.

Source : Le Monde en date du vendredi 21 novembre 2007. Article de Claire Guélaud.

Coût de la vie : l'écart entre le mesuré et le ressenti 

Les conjoncturistes de l'Insee prévoient, pour 2007, une nette accélération du pouvoir d'achat des ménages (+ 3,3 % en 2007), qui devrait relancer la polémique sur l'écart croissant entre les prévisions officielles et le "ressenti" des personnes.

Cet écart, sensible depuis le passage à l'euro, est, pour partie au moins, explicable. Pour calculer le pouvoir d'achat, l'Insee rapporte l'évolution de l'ensemble des revenus des ménages, nets d'impôts et de cotisations, aux prix de leurs dépenses de consommation. Cet indicateur n'est pas un indicateur du coût de la vie et ne donne aucune idée de la croissance des dépenses dites "contraintes" ou "préengagées" (logement, assurance, etc.) qui représentent jusqu'à 75 % du budget des plus modestes. Autre biais statistique, les dépenses de logement, considérées en comptabilité publique comme de l'investissement, sont pour partie sous-estimées.

La flambée des prix de l'énergie et des produits agricoles et le pic d'inflation de novembre, bien réels, devraient enfin peser lourd dans le ressenti des ménages. Quant au pouvoir d'achat individuel, il progresse par définition moins vite que celui des ménages, en raison de l'augmentation du nombre des foyers et de la croissance de la population.


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LE PASSE-DROIT DU DIRECTEUR DE CABINET DU MINISTRE DU LOGEMENT

Dans son édition datée d’hier, le Canard enchaîné révélait que Jean-Paul Bolufer, le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, est logé depuis 1981, au tarif HLM dans un immeuble cossu appartenant à une société d’économie mixte municipale (SEM). Il acquitte un loyer de 1 197 euros (contre au moins 3 500 euros au prix du marché) pour un appartement de 190 m2, situé boulevard de Port-Royal, à deux pas des jardins de l’Observatoire et du parc du Luxembourg. Libération s’est procuré une lettre datée du 3 juillet 1989, témoignant d’utilisation de passe-droits par Jean-Paul Bolufer pour se maintenir dans cet appartement.

Tranquillité

A l’époque, l’intéressé occupe un poste de chargé de mission au cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris. Oui, mais voilà, à compter du 1er septembre 1989, il va "quitter ce logement pour prendre à Toulouse le poste de directeur général des services du conseil régional Midi-Pyrénées", explique-t-il dans sa missive adressée au président de la Sagi - la SEM propriétaire à l’époque de l’immeuble où il loge. Compte tenu de cette situation, Jean-Paul Bolufer dicte ses solutions à son bailleur, spécifiant que tout ce qu’il propose a été "approuvé par Monsieur Chirac". Sous-entendu, il convient de donner une suite favorable. La lettre est à l’en-tête de la "Ville de Paris", du "Chargé de Mission auprès du Maire". On y apprend que son dossier est manifestement suivi par la "responsable du service du logement au cabinet du maire".

Voici la solution échafaudée par l’intéressé pour le devenir de son appartement  : "Une famille amie […], dont le mari est officier à Provins, y prendra ma place, avec ses cinq enfants […] en s’engageant à le libérer à partir du mois de mars 1992, date de mon éventuel retour à Paris, l’appartement restant à mon nom, durant cette période […] le montant des loyers étant acquittés" par cette famille de sous-locataires. En conclusion, Jean-Paul Bolufer précise que cette solution "est pour [sa] propre famille un facteur de tranquillité". On ne saurait mieux dire. Et, histoire d’éviter tout refus éventuel, il spécifie une fois encore s’il en était besoin qu’il a "sollicité le contenu" de sa solution «auprès du maire de Paris». Hier soir, Libération a tenté de contacter le directeur de cabinet de Christine Boutin. Réponse par le biais du service de presse du ministère : "Pas de commentaire." Mais, dans un communiqué relatif aux révélations du Canard enchaîné, publié quelques heures plus tôt, Jean-Paul Bolufer tenait à "faire savoir [qu’il] est titulaire du bail de [son] actuel appartement depuis 1981 sans avoir bénéficié à aucun moment d’un privilège personnel".

Et si d’aventure "des erreurs avaient été commises", Jean-Paul Bolufer considère qu’"elles ne peuvent être imputées qu’à une mauvaise gestion du bailleur".

Qui est le propriétaire de cet immeuble ? Au départ c’était la Sagi, une société d’économie mixte dans laquelle la ville de Paris détenait 40 % du capital. Elle gérait 34 000 logements dont de nombreux HLM. Quand Bertrand Delanoë a été élu maire, la ville a tenté de prendre la majorité du capital de la Sagi, en raison notamment de doutes pesant sur les attributions de logements. Mais elle s’est heurtée à une opposition farouche des autres actionnaires. Finalement, les immeubles de la Sagi ont été repris en 2006 par la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), société contrôlée par la municipalité et présidée par Pierre Castagnou, maire PS du XIVe.

Congé.

Depuis, des vérifications ont été entreprises. Ainsi a été découverte la situation de Jean-Paul Bolufer. Mais il n’est pas le seul. Dans son immeuble (qui ne relève pas de la législation HLM) logent aussi, à des loyers très intéressants, un préfet et une ancienne adjointe de Jacques Chirac à la mairie de Paris. La RIVP a envoyé le 14 décembre une lettre demandant à Jean-Paul Bolufer de "donner sans délai son congé". Interrogée hier à l’Assemblée, à propos de son directeur de cabinet, Christine Boutin a répondu : "Vous me permettrez de régler le problème entre lui et moi."

Source : Libération en date du Jeudi 20 décembre 2007. Article de Tonino Serafini. Le Directeur de Cabinet a finalement donné sa démission jeudi matin tout en se présentant comme une victime d'une "chasse aux sorcières".

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APPEL DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

PS_RG_CNR

http://www.nousvoulonsunreferendum.eu

Posté par AMBROISE_NPS à 12:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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