29 février 2008

LE SOCIALISME, LA VRAIE MODERNITE, PAR GUILLAUME BALAS

PS_NPS_11_GUILLAUME_BALASParis est en campagne, comme le reste du pays. 36000 élections différentes et sans portée nationale ? Ce sera la thèse de tous ceux qui auront et ont intérêt à dépolitiser ce moment citoyen.

Pourtant, huit mois après l’élection de l’hybride Président de la République, curieuse chimère alliant le guignol de Bonaparte et l’immaturité d’un collégien, le paysage change, en surface comme en profondeur. Pour les commentateurs le mal a un nom, et brûlant ce qu’ils ont adoré, Nicolas Sarkozy serait la source de tous les péchés. Certes, le président de la République étonne par son manque de cohérence, son égocentrisme et son insouciance ; il inquiète aussi par son étrange légèreté à manipuler les thèmes les plus sensibles. Mais s’arrêter là pour la Gauche, c’est refuser de montrer qu’au-delà d’un individu et une pratique du pouvoir, c’est une politique qui est vouée à l’échec, en France comme ailleurs. 

Quatre défis mondiaux majeurs nous attendent dans les prochaines années : nourrir la population (l’augmentation des prix alimentaires n’étant que le prélude à une situation tendue), réguler les changements climatiques au rythme angoissant, construire un système économique mondial stable et juste, combattre la formidable explosion des inégalités, concentrant tous les pouvoirs dans les mains d’une petite minorité. Qui peut croire que le néo-libéralisme soit un instrument pertinent pour donner une réponse à ces lourdes questions ? Qui peut penser que la concurrence des agents économiques soit la réponse aux interrogations de l’heure ? Comment imaginer qu’une vague gauche rose pâle ayant admis tous les axiomes économiques et sociaux de la droite puisse offrir un chemin crédible ? On ne peut rester vingt ans en arrière, ancré dans des problématiques qui n’ont pas de sens, qui ne saisissent pas la phase d’instabilité profonde dans laquelle est entrée le capitalisme mondialisé.

Le premier acte pour nous militants parisiens est simple : offrir à la Gauche une belle victoire en redonnant un deuxième mandat essentiel pour notre ville à Bertrand Delanoë ; Paris, les socialistes parisiens peuvent être, doivent être, un des ferments à la reconstruction de notre camp. 

Source : Lettre d'information du NPS Paris, février 2008. Guillaume Balas est Conseiller régional et mandataire NPS de Paris.


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Posté par AMBROISE_NPS à 10:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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