29 juin 2008
BENOIT HAMON ET HENRI EMMANUELLI APPELLENT AU RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE POUR LA "RECONQUETE"
Benoit Hamon et Henri Emmanuelli ont appelé, samedi à la Sorbonne, au "rassemblement" de la gauche pour mener d'ici à 2012 "le combat" contre "tout le travail de casse du modèle social et des libertés mis en oeuvre par la droite" et pour "la reconquête du pouvoir".
Dans un amphithéâtre comble, les deux chefs de file du Nouveau parti socialiste (NPS) ont présenté leur contribution au prochain Congrès du PS pour "reprendre le terrain abandonné à la droite, et revenir sur le cycle le plus important, depuis longtemps, de régression sociale et démocratique", selon Benoît Hamon.
Citant la réduction du temps de travail, les retraites, le droit de grève, la rétention de sûreté, la "mise au pas des médias" et le retour dans le commandement intégré de l'OTAN "sans débat parlementaire", le jeune eurodéputé a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy.
"Il est temps que nous replacions notre combat à l'échelle de la reconquête des esprits, des coeurs, et sans doute des consciences des Français", a-t-il lancé.
Et d'avertir qu'au Congrès de Reims, le NPS n'entend pas "se contenter de témoigner, de figurer" mais veut "bien au contraire essayer de s'inscrire dans une démarche de reconquête du pouvoir".
"L'objectif n'est pas d'être à l'aile gauche du parti socialiste, l'objectif c'est que le parti socialiste reste un parti de gauche", a déclaré M. Emmanuelli lors de cette réunion publique à laquelle participaient Laurent Fabius, Marylise Lebranchu et le politologue Emmanuel Todd.
"Il faut dès ce Congrès changer de majorité, pour pouvoir construire l'alternative à cette ligne qui nous a fait échouer", a ajouté M. Hamon, car c'est à Reims "que se joueront les conditions du retour de la gauche au pouvoir".
Appelant à un "changement de stratégie" pour le parti, le député européen a insisté sur l'objectif de "retrouver le vote des classes populaires qui se sont détournées des socialistes provoquant 13 défaites en 15 élections nationales depuis juin 2006 en Europe et trois défaites successives aux élections présidentielles" en France.
Le leader du Nouveau parti socialiste (NPS) a égratigné au passage Ségolène Royal, qui avait présenté sa contribution dans la matinée à la Maison de la Chimie, et à Olivier Besancenot.
"Un premier message à Ségolène qui a donné à sa réunion le titre de +premier meeting de l'opposition+, nous sommes contents, chère Ségolène, que les vacances soient terminées", a-t-il ironisé.
"A Olivier, qui créé son nouveau parti (anticapitaliste, NPA), je voudrais dire: nous n'avons aucun adversaire à gauche", a ajouté Benoît Hamon.
Soulignant à la tribune un peu plus tôt qu'il n'était pas candidat au poste de premier secrétaire, il a expliqué à l'AFP: "Etre candidat aujourd'hui ça n'a aucun sens. On se rassemble pour un PS de gauche, ni gauche molle, ni gauche radicale, une gauche tranquille, décomplexée".
Source : AFP, Samedi 28 juin 2008, 20h27.
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